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Euromed 2 à l’assaut du « pôle Nord » (2/3)

Suite de la balade dans l’extension du périmètre d’Euroméditerranée. Partis des îlots d’Anthoine jusqu’au futur parc Bougainville, nous faisons un petit détour avant de nous en aller explorer la partie est du périmètre.

Comme pour n’importe quel territoire en chantier, les cheminements indiqués sont sujets à modifications. Si toutefois vous vous retrouvez bloqués n’hésitez pas à chercher un autre itinéraire jusqu’au point de repère suivant, et le cas échéant à discuter avec les ouvriers et conducteurs de travaux, généralement sympathiques, et parfois même diserts !

Source : openstreetmap.org
De la place Cazemajou au village des Crottes
Arrêt 6 : « Le Phocea »

Traversez la passerelle en passant devant l’entrée du métro et redescendez par les escaliers de l’autre côté. En bas des escaliers faites un demi-tour puis prenez à droite sur le boulevard Ferdinand de Lesseps.
Passez devant l’école Arenc Bachas, le dépôt de bus d’Arenc, la rue du Marché et la poste d’Arenc… (oui ici tout s’appelle « Arenc », même si c’est aujourd’hui le nom du quartier d’à côté.) Arrivés place Cazemajou, au croisement avec l’avenue Roger Salengro, vous verrez devant vous une parcelle triangulaire en travaux. C’est là que le groupe Lazard est en train d’édifier « Le Phocea », un immeuble de 8 700 m2 de bureaux sur six étages, conçu par Kardham architecture.

Arrêt 7 : « La Plateforme »

Sur votre droite, la pointe formée par la rue de la Madrague Ville et l’avenue Roger Salengro marque le côté sud d’un îlot sur lequel plusieurs programmes sont prévus.
Pour mieux appréhender ce périmètre, prenez l’avenue Roger Salengro sur votre droite jusqu’au croisement avec le boulevard de Vintimille à gauche.
Si les monceaux de déchets et/ou les barrières de chantier ne vous bouchent pas la vue vous pouvez imaginer se dresser au bout de cette rue sur 11 000 m2 de terrain « La Plateforme », une école du numérique actuellement à l’étroit à La Joliette puisqu’elle a pour objectif de passer de 350 étudiants aujourd’hui à 3 000 en 2026. Ce futur « campus méditerranéen du numérique » est conçu par le cabinet d’architectes Encore Heureux et la livraison des premiers bâtiments est prévue pour 2022.

Sur cet îlot sont également prévus au sud de « La Plateforme » un collège privé ainsi que des logements et locaux d’activités, avec a priori un programme plus diversifié que les grands immeubles qu’on peut voir dans le Parc Habité ou à Smartseille : maisons de villes, petites copropriétés, ateliers, densité moindre… A confirmer.

Arrêt 8 : siège de « La Provence »

Continuez sur l’avenue Salengro vers le nord.

A droite juste après la rue du Marché se trouvent les rotatives et les bureaux du journal « La Provence ». Propriétaire de son terrain mais en difficulté financière, le journal cherche à revendre ce foncier. Une fois la vente réalisée, des bureaux neufs devraient être édifiés à proximité tandis qu’une nouvelle imprimerie, commune avec celle de « Nice Matin », sera construite dans le Var.

Arrêt 9 : la future unité d’hébergement d’urgence (UHU)

Passez la rue Cougit et tournez à droite sur le boulevard de Magallon.
Au bout, avant le croisement avec la traverse Bachas en cours de réaménagement, se trouve le chantier d’une future unité d’hébergement d’urgence (UHU) de la ville de Marseille, anciennement située chemin de la Madrague-Ville, qui pourra accueillir un peu plus de 200 hommes sans-abri. Cet espace imaginé par Séméio Architecture accueillera également une antenne du Samu Social, dans le seul bâtiment de l’ancienne minoterie conservé et réhabilité.

Arrêt 10 : « La Tulipe »

Prenez la traverse du Bachas sur votre gauche, puis encore à gauche boulevard Romieu et à droite rue de Simiane.
Face à l’ancienne savonnerie « La Tulipe » dont l’écusson trône encore fièrement sur la façade centrale, vous êtes au centre d’un projet de longue date qui a finalement été officiellement présenté par Euroméditerranée au MIPIM 2021 début septembre. Annoncé dans un communiqué de presse en février, l’ensemble du programme prend finalement le nom de « La Tulipe » qui en est le cœur. Il est porté par un groupement représenté par la société de conseil en stratégie immobilière Captown et également composé de Maquis-art, Monchecourt & Co, Histoire & Patrimoine et du bureau d’études Etamine.

Le projet doit regrouper – autour de la place Moncada qui sera aménagée par Euroméditerranée – un centre national du graffiti et des disciplines hip-hop, des ateliers de créateurs, un dispositif d’hébergement entre l’hôtel et l’auberge de jeunesse, ainsi qu’une quarantaine de logements dans l’ancienne huilerie boulevard Christophe Moncada.

Arrêt 11 : le parc des Aygalades

Prenez le boulevard Moncada à droite pour passer devant cette ancienne manufacture Moncada, puis reprenez la traverse du Bachas à gauche. Montez par les escaliers que vous trouverez un peu plus loin sur votre droite pour arriver sur la passerelle Gauchet qui relie le quartier des Crottes à celui du Canet.

De là vous pourrez fantasmer sur l’extension du parc des Aygalades, alias la suite du parc Bougainville, qui devrait s’étendre jusqu’au parc François Billoux existant. Au vu du spectacle, une petite correction s’impose à un article paru dans « Challenges » cet été, qui avait comme qui dirait mis la charrue avant les boeufs…

Plus sérieusement, deux options sont actuellement à l’étude pour poursuivre la remise en état du ruisseau et l’aménagement du parc du même nom. Mais avant toute chose, il faudra que la SNCF entérine la vente de son terrain de la gare du Canet, sur lequel subsistent encore des activités. Cette vente est elle-même conditionnée à l’émergence d’un terminal de transport combiné à Mourepiane, qui n’est pas non plus une mince affaire. Pour mémoire un promoteur me « vendait » déjà le parc des Aygalades en 2016… prudence, donc…

Prochain épisode : de Smartseille à Capitaine Gèze